La Hardtek (contraction de "hard" - "dur" en anglais - et de Tek ) est un genre de musique électronique se situant entre la techno et le hardcore.
Ces productions se situent principalement entre la Techno Tribe voir Techno Tribale et le hardcore et sont caractérisées par un battement par minute élevé, généralement compris entre 160 et 220 BPM. Le kick - correspondant à peu près à un coup de grosse caisse de batterie - est omniprésent et marque en général chaque temps. Le tout généralement agrémenté de samples tirés de films ou dessins animés connus ou encore d'extraits de journaux télévisés traitant des sujets de l'actualité politique et sociale.
C'est en France, puis en Italie et en République Tchèque, que les productions ont été les plus nombreuses. Parmi les plus gros producteurs, beaucoup sont issus de sound system français, tels que LSDF, Teknocrates ou Heretik System.
Boudée par la plupart des activistes des débuts du mouvement des free party au début des années 2000, la Hardtek ne définit pas un genre de musique électronique mais regroupe plutôt un grand nombre de productions difficilement définissables du fait du mélange des genres qu'elles contiennent, entre la réelle Hard-Techno du début des années 1990, la musique Techno Tribe des free party et le hardcore.
Extrait :
Radium - renegade
Narkotek - Dark side
Le rapport entre la Hardtek et la Rave party ?
Une rave ou rave party est une fête techno se tenant généralement dans un lieu inhabituel, tel une forêt, une prairie, une plage, une grotte, des bâtiments divers et variés, désaffectés ou non.
Le terme rave party désigne aussi assez souvent une soirée hardtek, hardcore, trance-goa (trance psychédélique ou psytrance).
L'esthétique du lieu, la décoration et l'environnement visuel sont généralement extrêmement soignés dans ce type de soirée.
Problèmes et conséquences des Rave Party
Bien que la formulation « transe collective » donne une idée assez floue concernant la consommation de drogue dans ce mouvement, l'opinion publique a associé rave party et drogue.
En 1990, une jeune femme de 21 ans est retrouvée morte à l'Haçienda, le club le plus populaire de Manchester ; la presse s'en empare et la mort est imputée à l'absorption de deux cachets d'ecstasy sans que rien ne prouve que les deux cachets en question en aient été. La virulence de la campagne de presse qui entoura ce fait divers est à rapprocher de ce qui entoura les scandales des punks en 1977.
Le mouvement rave party n'a d'ailleurs jamais nié les problèmes inhérents à la consommation de drogue, cherchant toujours dans la mesure du possible à mettre en œuvre le maximum de prévention concernant ce problème, que ce soit par l'information ou par la mise en place d'espaces calmes comme les chill out. D'autre part, il existait sur certains rassemblements Techno un stand de testing afin de mettre en évidence la présence de certaines molécules étrangères dans les produits consommés.
Il reste cependant que la consommation de substances hallucinogènes, amphétamines et dérivés, cannabis etc.. y est très largement répandue, au même titre qu'elle pouvait l'être dans les festivals pop de l'Amérique des années soixante-dix